Remontez le temps et découvrez l'histoire de La Vialette, ancienne ferme caussenarde du XIVe siècle.
Nichée sur le Causse de Sauveterre, aux portes des Gorges du Tarn et du plateau de l'Aubrac, La Vialette est bien plus qu'un lieu d'accueil en Lozère : c'est un lieu de mémoire. Ici, chaque pierre raconte une histoire, et chaque personne qui passe laisse une trace.
Depuis près de sept siècles, cette ancienne ferme caussenarde se transforme sans jamais perdre son âme, traversant les générations, les métiers et les saisons, de la Résistance à l'accueil des voyageurs d'aujourd'hui.
Laissez-nous vous raconter cette histoire, année après année : celle d'une famille, d'une terre, et d'un art de recevoir en Occitanie.

Le XIVe siècle . Le début de notre histoire
Sur le Causse de Sauveterre, ce vaste plateau calcaire où le vent court sur les pelouses sèches et les murets de pierre, la Vialette veille depuis près de sept siècles. Son nom dit déjà tout : la contraction de via et villa, « la petite maison au bord du chemin ».
Édifiée dès le XIVe siècle, c'était à l'origine une ferme caussenarde fortifiée, close et accessible par une seule porte pour se garder des brigands qui hantaient alors ces terres du Gévaudan, le vieux nom de la Lozère. Coiffée de lauzes, ces lourdes dalles de pierre empilées en toiture, et montée en pierre sèche sans le moindre mortier, elle incarne l'architecture typique de ces hauts plateaux, pensée pour tenir tête aux hivers rudes comme aux étés brûlants.
Ici, on vivait au rythme de la terre et des troupeaux. On y élevait des brebis dont le lait descendait affiner dans les célèbres caves du Roquefort, et l'on pratiquait cet agropastoralisme caussenard qui a modelé tout le paysage, celui-là même qui vaut aujourd'hui aux Causses et Cévennes leur inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une terre à la fois rude et généreuse, façonnée patiemment par ceux qui l'ont habitée. C'est sur ces fondations, et sur cet esprit, que tout allait se construire.
Sept siècles plus tard, le passé se laisse encore toucher. En parcourant le Domaine, on découvre le portail de pierre d'origine, le puits de la maison caussenarde, les murs montés de leurs pierres d'époque, et la charpente de l'ancienne grange, façonnée en coque de bateau renversée, un savoir-faire de charpentier devenu rare. Plus tard, au XVIIIe siècle, on y ajoute un four à pain, toujours en état de marche : nous le rallumons sur demande, le temps d'un moment épicurien autour du pain et des viennoiseries du village. Car ici, le pain n'a jamais cessé d'être ce qu'il est vraiment, un symbole de partage.
La ferme caussenarde
L'histoire familiale des Fages commence en 1967 quand les grands-parents de Franck s'installent à La Vialette.
Le début de la rénovation
C'est à partir de 1987 que la rénovation de La Vialette commence. Tout d'abord par le pavillon de chasse.
Le Domaine de La Vialette
A partir de 2014, Franck Fages et sa femme Sandra, donnent un nouveau souffle à La Vialette.


1910 · Naissance d'Henri Cordesse au Domaine
Le 31 janvier 1910, La Vialette voit naître l'un des grands noms de l'histoire lozérienne : Henri Cordesse. Instituteur de métier et syndicaliste, il bascule très tôt dans la clandestinité et devient, sous le pseudonyme de « Robert », le chef politique de la Résistance en Lozère.
À la Libération, en 1944, il est nommé préfet du département, celui qui réorganise le ravitaillement, l'éducation et la reconstruction d'une Lozère meurtrie. On lui doit l'Histoire de la Résistance en Lozère, un ouvrage devenu la référence sur ces années sombres.
Car la Lozère fut, pendant la guerre, une véritable terre de refuge : un département discret qui cacha dans ses fermes et ses hameaux résistants, juifs et antifascistes traqués, jusqu'à un maquis d'Allemands et d'Autrichiens antinazis, tout près, sur l'Aubrac.
Qu'un tel homme ait vu le jour ici n'est pas un hasard : c'est le signe d'un lieu où l'on sait tenir debout. En 2019, une plaque commémorative a été apposée sur le bâtiment de la Bergerie, sa maison natale ; et en 1993, Henri Cordesse était revenu une dernière fois fouler la terre de son enfance, dédicaçant son livre à Franck.

À partir de 1967
L'histoire familiale des Fages commence.
Les grands-parents de Franck s'installent à La Vialette comme fermiers, c'est-à-dire locataires de la terre qu'ils travaillent, selon un usage encore courant à l'époque sur les Causses. Ils ne possèdent pas ces murs, mais ils y engagent leurs bras, leurs journées et leurs saisons.
Sans le savoir, ils sèment quelque chose de bien plus durable qu'une récolte : un attachement à ce lieu qui va traverser trois générations. Toute l'aventure de La Vialette telle qu'on la connaît aujourd'hui prend racine dans ce geste modeste.

©Jean-Sébastien Caron
1974 · L'eau courante arrive
On l'oublie souvent, tant l'eau au robinet nous semble aller de soi : sur le Causse, elle a longtemps été un luxe. Le calcaire boit la pluie, les sources se cachent, et à La Vialette, l'eau courante n'arrive qu'en 1974. Franck a alors quatre ans.
Avant cette date, toute la famille puisait dans une citerne creusée derrière la maison, puis faisait chauffer l'eau sur la cuisinière à bois pour se laver, été comme hiver, toute l'année.
La même année naît le petit frère de Franck : deux sources de vie la même année, dans une maison qui apprend tout juste le confort. Ce rapport rare et précieux à l'eau, on le retrouvera bien plus tard, en 2023, lorsque le Domaine creusera enfin son propre forage.

©Jean-Sébastien Caron
1985 · La ferme auberge
C'est Anne-Marie Fages, la mère de Franck, qui ouvre la voie de l'accueil. De 1985 à 1993, elle tient à La Vialette une ferme-auberge : on y vient déjeuner et dîner, à la table de la ferme, autour d'une cuisine généreuse faite de ce que donnent la terre et la basse-cour.
Cette belle tradition française, recevoir chez soi, nourrir de ses propres produits, prendre le temps du repas partagé, s'inscrit dans la longue culture des Causses, où l'hospitalité n'a jamais été un métier, mais une manière d'être. C'est là, à cette table, entre les plats et les conversations, que naît l'âme d'accueil du Domaine.
Tout ce qui fait aujourd'hui l'esprit de nos chambres d'hôtes et de nos tables partagées vient de ces années-là.

©Jean-Sébastien Caron
1987 · L'acquisition de La Vialette
Après des années passées à la travailler, les parents de Franck deviennent enfin propriétaires de La Vialette en 1987.
La terre est désormais la leur et avec elle, la liberté de rêver, de rénover, de faire renaître un domaine que le temps avait usé. Le chantier commence par le pavillon de chasse, ancien pied-à-terre du seigneur qui venait jadis chasser sur ces terres, seul bâtiment resté longtemps indépendant du reste. Puis viendront les autres, un à un, patiemment.
C'est le début d'un long travail de restauration qui, près de quarante ans plus tard, n'est toujours pas achevé car à La Vialette, on ne restaure pas pour figer, mais pour continuer d'habiter.



De 1987 à 1996: La restauration de La Vialette
C'est à partir de 1987 que la rénovation de La Vialette commence. Tout d'abord par le pavillon de chasse. Comme son nom l'indique, il appartenait au seigneur de La Vialette qui en était propriétaire, il y a bien longtemps. Quand le seigneur venait faire ses chasses, il résidait dans le pavillon de chasse.
Ensuite en 1993, la vieille bergerie entame une nouvelle vie : réhabilitée pour l'accueil touristique, elle ouvre ses portes aux premiers voyageurs. Ce sont les parents de Franck qui attaquent les travaux. Cette année-là, un visiteur particulier revient une dernière fois à la Vialette : Henri Cordesse, alors âgé, qui dédicacera son livre à Franck. Le passé et l'avenir du Domaine se croisent, le temps d'une visite.
En 1995, Anne-Marie et son mari réhabilitent la maison Caussenarde, pour pouvoir y vivre. Un an plus tard, Franck, le fils d'Anne-Marie restaure la maison principale, appelée, la maison des maîtres. Le chauffage central entre enfin dans la maison familiale. Onze ans plus tôt, Franck et son frère avaient relevé dans leur chambre, un matin d'hiver, jusqu'à –12 °C. Sur ces hauts plateaux où le froid mord, l'événement n'a rien d'anodin : c'est une autre manière d'habiter la Vialette qui commence.
De 1996 à 2007 les parents de Franck exploitent les chambres d'hôtes et les gîtes tout en continuant l'activité agricole.


2007 · La Vialette connaît un nouveau souffle avec Franck, la troisième génération
En 2007, Franck reprend à son tour l'activité de chambres d'hôtes des mains de ses parents : la troisième génération entre en scène. Il rénove la grange, y fait construire une piscine intérieure, un luxe rare à la campagne, et voit déjà plus loin que son époque.
Il met en place un réseau de chaleur alimenté aux granulés de bois, une énergie locale et renouvelable qui chauffe l'ensemble du Domaine, bien avant que la sobriété énergétique ne devienne un mot à la mode. Ici, le geste écologique a toujours précédé la tendance, par bon sens paysan autant que par conviction.
En 2013, ce sont les anciennes écuries qui connaissent leur métamorphose : elles deviennent un gîte entièrement accessible, pensé pour recevoir chacun, quelles que soient ses difficultés de mobilité.
Car pour Franck et sa famille, recevoir vraiment, c'est n'oublier personne, une conviction simple, inscrite dans la pierre comme dans les faits.



Depuis 2014 · Deux histoires se rejoignent
En 2014, la vie de Franck bascule une nouvelle fois : il rencontre Sandra. Ingénieure thermicienne venue du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, elle pose sur le Domaine un regard neuf, technique et amoureux à la fois.
Leur tout premier chantier commun ? Une nouvelle toiture pour la maison caussenarde, doublée de panneaux solaires thermiques, de quoi réduire d'environ un tiers la consommation de granulés de bois.
Deux trajectoires, deux tempéraments, une ingénieure et un entrepreneur, réunis autour d'une même terre à faire vivre. C'est le début d'une aventure à deux qui, dix ans plus tard, donnera naissance au plus ambitieux des projets : l'Orangerie de Romy.

En 2017, La Vialette se réinvente de nouveau.
Une troisième vague de rénovation commence en maintenant le même esprit : accueillir, mais autrement.

L' Art de ralentir
Esprit d'avant-garde, Franck se remet sans cesse en question pour faire évoluer La Vialette. En 2017, tandis que les piscines se multipliaient aux alentours, il cherche ce supplément d'âme qui rendrait le Domaine plus irrésistible encore. La réponse vient comme un flash : lors d'un salon, il découvre un ensemble bien-être, sauna, bain nordique et bain froid. Un coup de cœur immédiat. Une évidence. Ainsi se posent les premières pierres de l'espace bien-être d'aujourd'hui.
Trois ans plus tard, même éclair d'intuition : en se promenant sur la terrasse, Franck imagine soudain un ancien débarras métamorphosé en grotte de sel. Encore une évidence. Car ici, à La Vialette, chaque espace est pensé avec intention : chaque pierre raconte une histoire, chaque détail naît d'un coup de cœur.

Les cinq chambres d'hôtes
La même année, la Bergerie se réinvente : ses salles de bains troquent les baignoires contre des douches à l'italienne, et sa décoration se repense dans un esprit à la fois épuré et chaleureux. Fidèles à l'architecture caussenarde, les chambres ont gardé leurs murs épais en pierre et leurs poutres apparentes, cette même pierre qui les tient naturellement fraîches l'été et à l'abri du froid l'hiver, bien avant toute climatisation.
Chacune des cinq chambres porte le nom d'un animal du Causse, la chouette, le cheval, le papillon, la vache et la brebis, comme un hommage à la faune de ces plateaux. Toutes sont habillées des photographies de Sylvain Mazerand, ami de la famille, qui prolongent le paysage jusque sur les murs. Dormir ici, c'est déjà entrer dans le décor : celui d'une Lozère brute et douce à la fois.

2023 · Forage et label Écogîte
Souvenez-vous de 1974, et de cette eau qui manquait tant. Près d'un demi-siècle plus tard, La Vialette creuse enfin : un forage révèle sa propre source, offrant au Domaine une autonomie en eau qu'il n'avait jamais connue.
La même année, une toiture photovoltaïque vient compléter un dispositif déjà solide, chauffage aux granulés de bois, capteurs solaires thermiques, récupération de l'eau de pluie. Eau, soleil, bois : pièce après pièce, le Domaine se rapproche d'une véritable autonomie énergétique, ce qui lui vaut le label Écogîte.
2024 · Un nouveau projet est lancé
Après le bien-être et l'accueil, Franck et Sandra rêvent plus grand : offrir à La Vialette un lieu à part, pensé pour les mariages et les grands événements en Lozère. Pour nourrir leur projet, ils visitent d'autres orangeries, en France, et affinent leur vision, un pavillon de lumière ouvert sur le parc, dans le prolongement naturel des gîtes et des chambres d'hôtes.

2024 · C'est le chantier !
Rien n'est jamais tout à fait simple sur ces terres. Lorsque Franck et Sandra imaginent l'Orangerie, ils se heurtent à un obstacle de taille : le terrain choisi est d'abord classé non constructible.
Commencent alors deux années de démarches, de plans redessinés et de patience, le genre d'épreuve qui décourage la plupart des projets. Mais les Fage sont des battants.
À force de ténacité, et grâce au soutien précieux de la commune, de l'architecte et du département de la Lozère, le permis de construire finit par tomber, à Noël 2024. Le plus beau des cadeaux, et le feu vert d'un rêve longtemps porté.

2025 · L'Orangerie de Romy naît
Le rêve prend enfin forme : l'Orangerie de Romy ouvre ses portes. Imaginée comme un pavillon de lumière, elle est pensée pour accueillir tout type d'événement, dont les mariages en Lozère. Avec ses 200m² entièrement modulables, elle peut réunir jusqu'à 200 invités : ses larges baies vitrées s'ouvrent sur le parc et baignent la salle d'une clarté douce, tandis qu'un espace traiteur attenant permet aux prestataires de travailler en toute discrétion.
Fidèle à l'esprit du Domaine, elle a été construite dans le respect des normes environnementales RE2020 : toiture isolée, double vitrage, pompes à chaleur couplées aux panneaux solaires. Un lieu tout neuf, porté par une histoire de près de sept siècles.

2026 · Le premier mariage
2026 restera une année à part : celle du tout premier mariage célébré à La Vialette le 20 juillet 2026, dans l'Orangerie de Romy. Après des siècles d'histoire, des générations de labeur et des mois de chantier, le Domaine accueille enfin ce pour quoi ce nouvel écrin a été imaginé, une fête, des rires, deux êtres qui s'unissent au cœur du Causse de Sauveterre.
Tout ce qui précède prend son sens : la ferme fortifiée du XIVe siècle, la table d'Anne-Marie, la ténacité de Franck et de Sandra deviennent le décor d'un bonheur tout simple. À La Vialette, une nouvelle équipe, de nouveaux projets et la même envie d'accueillir continuent d'écrire l'histoire, saison après saison. La suite ? Elle s'écrit avec celles et ceux qui pousseront la porte du Domaine.




Un lieu d'exception en Occitanie pour vos événements hors du commun.
À 830 mètres d'altitude, aux portes des Causses et près des Cévennes classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO, le Domaine de la Vialette offre un cadre rare pour vos événements en Occitanie.
Une ferme caussenarde du XIVe siècle, 3 hectares de parc naturel préservé, l'Orangerie de Romy ouverte sur le paysage et tout autour, ce silence particulier de la Lozère qui change le regard sur les choses.
Mariages, séminaires d'entreprise, célébrations privées, retraites de bien-être, quelle que soit votre occasion, le Domaine s'y prête avec une générosité naturelle. Ici, nous vous proposons plus qu'un événement, nous vous proposons une expérience hors du temps.







